Vous avez entendu parler des nouveaux radars pour 2026 ? Vous vous demandez quelles nouvelles infractions seront détectées, en plus de la vitesse ? Et surtout, quelles sont les sanctions prévues par cette nouvelle génération d’appareils ?
Cet article vous donne la liste claire et complète des changements à venir sur la route. Découvrez les 3 nouvelles infractions qui seront verbalisées par les radars dès 2026, avec les types d’appareils concernés et les sanctions exactes à prévoir.
Tableau Complet : Les 3 Nouvelles Infractions Verbalisées par les Radars en 2026
Pour aller droit au but, voici les trois principales nouvelles infractions qui seront contrôlées automatiquement par les radars de nouvelle génération. Le grand changement est que ces sanctions pourront se cumuler avec un excès de vitesse, mais aussi entre elles. Un seul flash pourra donc entraîner plusieurs avis de contravention.
| Infraction Détectée | Radar Concerné | Retrait de Points | Amende Forfaitaire |
|---|---|---|---|
| Téléphone au volant | Radars tourelles, Radars urbains | 3 points | 135 € |
| Non-port de la ceinture de sécurité | Radars tourelles, Radars urbains | 3 points | 135 € |
| Non-respect des distances de sécurité | Radars tourelles, Radars de tronçon | 3 points | 135 € |
Attention, le cumul des sanctions est possible. Si vous êtes en excès de vitesse, sans ceinture et avec votre téléphone à la main, vous risquez gros. Le retrait de points est cependant plafonné à un maximum de 8 points pour un seul flash multi-infractions.
Zoom sur les Différents Types de Radars Déployés en 2026
Pour verbaliser ces nouvelles infractions, l’État ne va pas utiliser un seul type de radar. Plusieurs modèles, déjà présents sur nos routes, vont être mis à jour ou remplacés par une nouvelle génération plus performante. Chaque appareil a ses propres spécificités.
Le Radar Tourelle : le couteau suisse du contrôle routier
Vous l’avez sûrement déjà croisé. Haut de 4 mètres, le radar tourelle est le modèle le plus visible et le plus polyvalent. Sa force est sa capacité à surveiller plusieurs voies de circulation simultanément, et ce dans les deux sens. Il peut contrôler jusqu’à 8 voies en même temps.
Initialement conçu pour le contrôle de la vitesse et le franchissement de feu rouge, il sera le principal appareil à verbaliser le téléphone au volant et le non-port de la ceinture. Un point important : beaucoup de cabines sont des leurres. Mais il est impossible de savoir lesquelles sont actives, donc il faut considérer que chaque radar tourelle est en fonctionnement.
Le Radar Urbain : discret et polyvalent en ville
Plus petit et plus discret que la tourelle, le radar urbain est conçu pour s’intégrer dans le mobilier des villes. Il a la forme d’un petit boîtier monté sur un mât. Son objectif est de contrôler les zones où la vitesse est limitée à 30 ou 50 km/h, ainsi que les passages piétons et les feux rouges.
Il sera lui aussi capable de détecter le non-port de la ceinture de sécurité et l’usage du téléphone. Sa discrétion le rend particulièrement efficace en agglomération, où la vigilance des conducteurs peut parfois baisser.
Le Radar Double Face : pour ne plus rien manquer
Le radar double face flashe l’avant et l’arrière du véhicule. L’objectif est simple : identifier à coup sûr le conducteur et la plaque d’immatriculation. C’est très utile pour les motos, dont la plaque est uniquement à l’arrière, ou pour les véhicules où il est difficile de distinguer qui est au volant.
Cette technologie permet de fiabiliser la verbalisation, notamment pour le non-port de la ceinture. Il n’y aura plus de doute possible sur l’identité de la personne en infraction au moment du flash.
Le Radar Tronçon : la fin des coups de frein
Contrairement aux autres radars qui mesurent la vitesse à un point précis, le radar tronçon calcule votre vitesse moyenne sur plusieurs kilomètres. Il est composé de deux bornes, une à l’entrée et une à la sortie de la zone de contrôle. Si votre temps de parcours est trop court, vous êtes flashé.
Cette technologie est redoutable contre les conducteurs qui freinent juste avant un radar fixe et ré-accélèrent juste après. La nouvelle génération de radar tronçon pourra aussi vérifier le respect des distances de sécurité entre les véhicules sur toute la longueur du segment surveillé, notamment pour les poids lourds.
Les Voitures Radars Privées : la surveillance en mouvement
Ces voitures banalisées, conduites par des employés de sociétés privées, se fondent dans le trafic pour contrôler la vitesse. Elles sont quasiment indétectables. Leur mission est de surveiller de longues portions de route sans être repérées.
Pour le moment, elles se concentrent sur les excès de vitesse. Mais à terme, rien n’empêche d’intégrer dans ces véhicules la technologie de reconnaissance d’image pour sanctionner le téléphone au volant. Leur force reste leur mobilité et leur discrétion.
Le Radar Sonore : la lutte contre le bruit
C’est une nouvelle catégorie de radar, en phase d’expérimentation dans plusieurs villes de France. Son but n’est pas de contrôler la vitesse, mais le niveau de bruit émis par les véhicules, notamment les motos et les voitures modifiées.
Grâce à plusieurs micros, il mesure le niveau sonore au passage d’un véhicule. Si le seuil autorisé est dépassé, une photo est prise et une amende est envoyée. C’est un outil destiné à améliorer la qualité de vie en ville et à lutter contre la pollution sonore.
Comment Fonctionne cette Nouvelle Technologie de Détection ?
La verbalisation de ces nouvelles infractions n’est pas le fruit du hasard. Elle repose sur des technologies avancées qui combinent des caméras très précises et des logiciels d’analyse d’image. Voici comment ça marche concrètement.
Caméras haute définition et IA : l’œil qui analyse tout
Le cœur du système est une Intelligence Artificielle (IA). Les radars sont équipés de caméras à très haute résolution qui prennent des clichés de l’habitacle de chaque véhicule qui passe. Ces images sont ensuite analysées en temps réel par un logiciel.
Ce logiciel a été « entraîné » sur des millions d’images pour apprendre à reconnaître des situations précises :
- La forme d’un téléphone tenu près de l’oreille ou dans la main.
- L’absence de la bande diagonale de la ceinture de sécurité sur le torse du conducteur.
- La posture caractéristique d’une personne qui téléphone au volant.
Si l’IA détecte une infraction potentielle, le cliché est marqué. Mais le processus ne s’arrête pas là. Chaque photo suspecte est ensuite vérifiée par un agent humain au Centre National de Traitement (CNT) de Rennes. C’est cette double vérification qui valide l’infraction avant l’envoi de l’avis de contravention.
LIDAR et capteurs : la précision au service du contrôle
Pour mesurer les distances de sécurité, les radars utilisent une technologie appelée LIDAR, une sorte de radar laser. Cet appareil envoie des impulsions lumineuses qui, en revenant, permettent de calculer avec une extrême précision la distance entre deux véhicules, mais aussi leur vitesse.
Cette technologie est beaucoup plus fiable que les anciennes méthodes. Elle permet de définir un intervalle de temps entre deux voitures (par exemple, moins de deux secondes) et de déclencher un flash si cette distance n’est pas respectée. C’est ce qui rend le contrôle du respect des distances de sécurité possible et automatisé.
Homologation et certification : une fiabilité garantie par l’État
Il est important de savoir que ces nouveaux radars ne sont pas de simples gadgets. Avant d’être mis en service sur la route, chaque modèle doit passer une série de tests très stricts pour obtenir une homologation officielle. C’est le Laboratoire National de métrologie et d’Essais (LNE) qui s’en charge.
Cette certification garantit la fiabilité des mesures et leur conformité avec la réglementation française. Elle assure aussi qu’une marge technique est bien appliquée pour ne pas pénaliser les conducteurs pour des dépassements infimes. C’est cette homologation qui rend les PV issus de ces appareils juridiquement valables.
Déploiement : Calendrier et Zones Concernées en 2026
L’arrivée de ces radars multi-infractions ne se fera pas du jour au lendemain. Le projet, inscrit dans la loi de finance, prévoit un budget de 46 millions d’euros pour moderniser le parc existant. Le déploiement sera donc progressif, avec des zones ciblées en priorité.
Quelles priorités pour 2026 ?
Le déploiement commencera dès 2026 et s’étalera sur plusieurs années. Les premières zones concernées seront logiquement celles où le risque d’accident est le plus élevé. On peut s’attendre à voir ces nouveaux appareils apparaître en premier dans :
- Les grandes agglomérations comme Paris, Lyon, Marseille, où la densité de trafic est forte.
- Les axes routiers jugés accidentogènes, où le non-respect des distances et l’usage du téléphone sont des causes fréquentes d’accidents.
- Les rocades et périphériques, des zones de trafic intense où la vitesse et les distances sont critiques.
- Les zones de chantier ou de travaux, pour protéger le personnel.
Comment savoir où sont les nouveaux radars ?
La présence de la plupart des radars fixes est signalée en amont par des panneaux. C’est une obligation légale qui ne changera pas. Cependant, pour les radars urbains plus discrets ou les voitures radars, il n’y a pas toujours de signalisation.
Sanctions et Marge de Tolérance : Ce qui ne Change Pas
Malgré l’arrivée de ces nouvelles technologies, certaines règles de base du contrôle de vitesse ne changent pas. La plus importante est celle de la marge technique, souvent appelée « marge d’erreur ». Elle est toujours appliquée en faveur du conducteur.
La vitesse qui est retenue sur votre avis de contravention n’est jamais la vitesse réelle mesurée par le radar. C’est toujours la vitesse mesurée moins cette marge. Voici les règles qui restent valables :
- Pour un radar fixe (cabine, tourelle, etc.) : la marge est de 5 km/h pour les vitesses jusqu’à 100 km/h. Au-delà de 100 km/h, la marge est de 5 %.
- Pour un radar mobile (voiture en mouvement) : la marge est plus élevée. Elle est de 10 km/h pour les vitesses jusqu’à 100 km/h, et de 10 % au-delà.
FAQ – Les 5 questions que vous vous posez sur les nouveaux radars
L’arrivée de ces appareils soulève beaucoup de questions. Voici des réponses claires aux interrogations les plus fréquentes des conducteurs.
1. Peut-on recevoir plusieurs amendes avec un seul flash ?
Oui, c’est le principal changement. Si vous êtes flashé pour un excès de vitesse avec un téléphone à la main et sans votre ceinture, vous pouvez recevoir trois avis de contravention différents, un pour chaque infraction. Chaque amende et chaque retrait de points s’additionnent.
Il y a cependant une limite importante : le retrait de points est plafonné à 8 points pour des infractions commises simultanément. Même si le total théorique dépasse 8 points, vous n’en perdrez pas plus sur votre permis de conduire pour un seul flash.
2. Comment le radar peut-il être sûr que je tiens un téléphone et pas autre chose ?
C’est une crainte légitime. Le système est conçu pour éviter les erreurs. L’intelligence artificielle est entraînée pour reconnaître la forme et la position d’un téléphone. Mais la technologie n’est pas infaillible. C’est pourquoi une vérification humaine est obligatoire.
Chaque cliché où l’IA a détecté une possible infraction est examiné par un agent assermenté. C’est lui qui valide ou non l’infraction. Si l’image n’est pas assez claire ou s’il y a un doute, l’avis de contravention n’est pas envoyé. Seuls les cas évidents sont verbalisés.
3. Peut-on encore contester ces nouvelles amendes ?
Oui, absolument. La procédure pour contester l’amende reste exactement la même. La première étape est de demander la photo qui a été prise par le radar. C’est votre droit le plus strict. Vous pourrez ainsi vérifier par vous-même la réalité de l’infraction.
Si vous n’étiez pas le conducteur, si l’image n’est pas claire, ou si vous estimez que l’infraction n’est pas caractérisée, vous pouvez engager une procédure de contestation en suivant les indications au dos de l’avis de contravention.
4. Comment différencier un radar tourelle actif d’un leurre ?
La réponse est simple : c’est quasiment impossible de manière fiable. L’État communique sur le fait qu’environ une cabine sur cinq est équipée d’un système radar actif. Les autres sont des boîtiers vides. Le système radar est déplacé régulièrement entre les différentes cabines.
Aucun signe extérieur ne permet de savoir si un radar tourelle est en service ou non. La seule stratégie valable est donc de considérer que tous les radars sont actifs et de respecter les limitations de vitesse et les règles du Code de la route en permanence.
5. Les avertisseurs de radars (Waze, Coyote) sont-ils efficaces contre ces radars ?
Oui et non. Les applications comme Waze ou Coyote ne signalent plus les radars précis, mais des « zones de contrôle » ou des « zones de danger ». C’est la loi qui l’impose. Elles restent donc utiles pour vous alerter sur la présence d’un radar fixe ou d’une zone régulièrement contrôlée.
Cependant, leur efficacité est très limitée contre les voitures radars privées, qui sont en mouvement et non signalées. De plus, ces avertisseurs ne vous préviendront pas que le radar tourelle que vous approchez vérifie aussi le port de la ceinture ou l’usage du téléphone. La meilleure protection reste une conduite prudente.